Si l’Enfer du Nord avait des allures de paradis pour le coureur de la Quick Step après son triomphe. la 106e édition de Paris-Roubaix n’aura été que désillusion pour d’autres. A l’instar des deux compagnons d’échappée de Boonen, Fabio Cancellara et Alessandro Ballan, impuissants face au Belge lors du sprint final.
La “reine des classiques” a trouvé son roi. Tom Boonen s’impose pour la seconde fois de sa carrière à Roubaix après son succès de 2005. Et c’est devant un parterre de spécialistes des pavés que le Belge a sorti son épingle du jeu. Cancellara, O’Grady, Hoste, Ballan et Hincapie avaient pourtant tous à coeur de déjouer les plans du sprinteur belge. Malheureusement pour eux, l’Anversois était intouchable ce dimanche.
Le Suisse Cancellara, vainqueur de Paris-Roubaix en 2006, aura en tout cas tenté de faire vaciller le dernier maillot vert du Tour au carrefour de l’Arbre. Mais le Belge resta bien accroché à sa branche. Ballan, lui, ne pourra que suivre les différentes accélérations de ces habitués du pavé. Le trio restera donc groupé pendant les 35 derniers kilomètres avant que Boonen ne fausse compagnie à ses adversaires sur le vélodrome roubaisien. A noter aussi la tentative de récidive de Stijn Devolder. Le récent vainqueur du Tour des Flandres termine d’ailleurs à une belle 7e place, juste derrière Leif Hoste mais devant Van Summeren.
Tom Boonen signe le 52e succès d’un Diable rouge d’efforts dans l’Enfer du Nord.
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