Blackout dans nos stades, niggas !

« Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir ». Johnny avait peut-être bien raison finalement.

Je joue peut-être les fatalistes mais avouez-le, il y a de quoi ! Ces derniers jours,  des stades de football européens se sont (encore une fois) mués en tréfonds d’écervelés.  On a, par exemple, de nouveau eu droit aux fameux cris de singe. Je vous jure, la jungle de la connerie. Vous savez quoi ? Eh ben, y en a marre de ces bassesses orales d’un genre banalisé ! A moins que ce ne soit de la pure jalousie. Vous savez ce qu’on dit, hein : les blancs ne savent pas danser, ils ne savent pas chanter.  Et ça, à mon avis, les visages paléolithiques ne peuvent le supporter.

Et donc, la crise n’est pas qu’économique sur le Vieux  continent, elle est aussi intellectuelle. La matière grise fuit nos enceintes sportives pour n’y laisser que de la matière blanche et livide de sens. Celle qui s’offusque de voir un black porter ses couleurs ou celles de l’adversaire. Blancs et Noirs. C’est quoi encore le problème entre les deux ? Deux non-couleurs à la base d’un débat pigmenté.  Faudra m’expliquer.

Bon, ne pointons pas les stades en question, ceux qui se sont livrés à ces viles médiocrités. Ça ne servirait à rien. Parce que le problème va bien au-delà de quelques gradins turcs ou italiens. Le mal est maître. L’être est mal. Point.

Alors, certains diront que la meilleure chose à faire serait de ne pas en parler. De nier l’absurde imbécilité d’un collectif auquel  il faudra un jour franchement s’attaquer. Mais n’ayons pas peur : dénonçons la connerie. Bannissons-la de nos stades de plus en plus high tech mais dont l’évolution reste à démontrer.

Ah oui, j’oubliais. Dans sa chanson, Johnny disait aussi : « Noir c’est noir, il n’est jamais trop tard ».

C’est un blanc qui vous parle.

L’Ajax n’est pas morte !

Jusqu’il y a peu, on y croyait pas du tout sur le port, et pourtant, sept ans après son dernier titre, le club d’Amsterdam a regoûté, aujourd’hui,  aux joies d’un sacre. Le trentième de l’histoire de l’Ajax.

Ils savent y faire, ces Néerlandais. Il aura fallu attendre la 34ème et dernière journée pour que le championnat des Pays-Bas daigne nous livrer son verdict et donc, son vainqueur. Et alors qu’on aurait plutôt vu Twente pour succéder à lui-même ou même le PSV pour remettre la main sur une compétition qu’il a souvent survolée depuis le début du siècle, eh bien c’est finalement l’Ajax qui a émergé. Un beau cadeau d’anniversaire, en tout cas, pour Frank De Boer (41 ans), passé coach principal des Ajacides en décembre dernier.

On peut le dire,  l’Ajax n’aurait pas pu connaître meilleures circonstances pour devenir « kampioen » : face au leader après 33 journées, Twente, champion en titre de surcroît. Le tout dans les 90 dernières minutes de la saison. Là je dis Proficiat!

Twente finit, pour sa part,  dauphin de l’Ajax – c’était l’inverse la saison dernière – mais retrouvera quand même la Ligue des Champions la saison prochaine à condition de franchir le dernier tour préliminaire.

Classement final :

1  Ajax CL         34 – 73

2  Twente vCL 34 – 71

3  PSV vEL       34 – 69

4  AZ vEL         34 – 59

Vleminckx imite Nilis

Le meilleur buteur de la saison se nomme Björn Vleminckx, même s’il n’a pas marqué pour cette dernière journée palpitante. L’artificer de NEC a allumé 23 fusées au gré de l’exercice. Il n’est que le deuxième Belge à réussir pareil exploit en Eredivisie. Le premier était nul autre que Luc Nilis, meilleur buteur des saisons 95-96 et 96-97. Vleminckx rejoindra le Club de Bruges à l’entre-saison…

Presque Lille

Le LOSC est tout tout près de son 3ème titre de champion. Ca vous étonne, vous ? Moi pas, en tout cas! OK, ils ont un peu tremblé le mois dernier, nos amis lillois. Mais ils se sont repris. Juste à temps.

C’est assez rare pour le souligner en football : Lille est un club sain. Sain de par ses finances. Sain aussi de par son évolution. La structure nordiste ne s’en est jamais caché; elle a toujours voulu grandir mais à vitesse normale. Sans courir un quelconque risque d’excroissance. 10ème en 2006-2007, 7ème en 2007-2008, 5ème en 2008-2009 et 4ème la saison dernière, Lille a connu une ascension progressive après une campagne de Ligue des Champions anticipée en 2006. Les manquements ont été comblés saison après saison. Et  aujourd’hui – n’ayons pas peur de la formule consacrée – les Lillois sont taillés pour gagner des titres.  Bons premiers en championnat et finalistes de la Coupe de France, les Dogues sont devenus des bull-Dogues. Prêts à se tailler la part du Lyon et autre club phocéen.

La tête, Lille l’a donc. A l’image de son coach Rudi Garcia. Mais le LOSC, c’est aussi les jambes. Celles notamment de Moussa Sow, auteur de 21 buts, et d’Eden Hazard, plus d’une fois décisif côté lillois cette saison. Le Belge a des gambettes dignes de la Liga.

Autre remarque sous forme de moralité : le titre appartient à ceux qui se lèvent tôt, sans se recoucher. Big up à l’OM.

Liga : Messi à 100 à l’heure

En Liga, le mano a mano en haut de tableau  tourne tout doucement à l’avantage du Barça. Et pour cause, le Real a marqué  le pas , hier soir, à Bilbao. Les Galactiques ont pêché 1-0 dans la Cathédrale de San Mamès.

Les Catalans, eux, c’est tranquillement qu’ils ont pris la mesure du FC Séville au Nou Camp. Résultat : 4-0. Olé!

Et comme d’hab, Messi aura trouvé le chemin des filets…à deux reprises. Les 100e et 101e but de l’Argentin sous le maillot blaugrana.

Avec 14 buts, le nouveau pichichi c’est bien lui…

Serie A : on a retrouvé Ronaldinho…et Toni !

A quatre mois de la première Coupe du Monde africaine, Ronaldinho casse à nouveau la baraque au Milan AC. Un hasard ? Sûrement pas ! Le fantasque brésilien sait que bien jouer (et marquer) est indispensable s’il veut faire partie des plans de Dunga, le sélectionneur de la Seleçao, en juin prochain.

Auteur de 3 buts cet après-midi contre Sienne, Ronaldinho a rendu le sourire à San Siro. Victoire 4-0 contre le clan  toscan. Les Rossoneri n’ont désormais plus que 6 unités de retard sur leur rival intériste. Nota bene : les hommes de Leonardo comptent encore un match de retard sur le leader ! L’Inter qu’ils afffronteront…le week-end prochain, tiens. Eh oui, la Serie A bat son plein…

Lui aussi revient à un moment plus qu’opportun : Luca Toni.  Devenu attaquant non grata au Bayern, Luca  n’a pas perdu de temps pour marquer son territoire à la Roma. Doublé contre le Genoa.  Non, Toni n’est pas une fraude. Et à cette allure-là,  Marcelo Lippi devrait même  le rappeler en Nazionale.

Classement Serie A

Topo des Belges à Roland

Depuis les retraites de Justine et Kim, le noir-jaune-rouge a dû mal à briller sur les courts.

Après deux tours aux Internationaux de France, seul un Belge fait encore de la résistance :  Christophe Rochus. Le numéro un belge s’est débarrassé de deux « papis »: Fabrice Santoro et Arnaud Clément. Au troisième tour, c’est un autre français qui attend l’Auvelaisien en la personne de Jo Wilfried Tsonga. Et comme on disait l’autre : « jamais deux sans trois ». Car, même si Tsonga occupe le neuvième rang dans la hiérarchie mondiale, l’aîné des frères Rochus est probablement dans la forme de sa carrière.

Dans le tableau masculin, les deux autres Belges, engagés au premier tour, ont d’entrée trépassé. Steve Darcis et Kristof Vliegen ayant respectivment les lois de

Chez les femmes, Kirsten Flipkens et Yanina Wickmayer ont toutes deux franchi le premier palier avant de trébucher sur la seconde marche.

Le Barça haut la main !

Barcelone-reprend-la-main_actusHier soir,  les Catalans n’ont fait qu’une bouchée des Mancuniens.  La réplique au jeu au sol de Barcelone? Jamais Manchester ne l’aura donnée. La bande à Ronaldo aphone comme rarement. Score final : deux buts à rien.  Et triplé pour les protégés de Pep Guardiola.

Ne nous voilons pas la face.  Hier, les troupes de Sir Alex Ferguson étaient à deux doigts de se prendre une tripotée en finale de la Ligue des Champions.  Rome, théâtre final de la belle épopée de Barcelone en cette saison 2008-2009 grandiose à tous les points de vue.  Vraiment, cette équipe-là nous aura régalé à chacun de ses matches quasiment.

En Liga, le Barça a trouvé le chemin des filets à une centaine de reprises. Cent quatre pour être précis. Soit une moyenne de 3,05 buts marqués par rencontre. Avec de telles stats, il était difficile de ne pas voir les Catalans  grimper sur le toit de l’Europe pour la troisième fois de leur histoire après 1992 et 2006. Et c’est Manchetser United, le tenant du titre en personne, qui en a fait les frais. Inexistants, à part les neuf premières minutes, les Red Devils auront à peine chatouillé les Blaugrana. Peut-être à cause de leur tunique. Vêtu de blanc,  Man Utd a montré un visage blafard. L’empêchant de marquer l’histoire en enchaînant un second titre en C1.