Emile à la Trab: la mauvaise affaire de City!

Emile MpenzaEmile Mpenza a décidément bien la bougeotte. Après seulement une saison passée chez les Citizens, l’ex-néo-ex (?) international belge arborera désormais les couleurs de Trabzonspor, club turc du subtop. Le frère de Mbo (Anderlecht) a préféré jouer la carte de la sécurité, lit-on à travers les propos de son (fructueux) manager, Rachid Tajmout. Manchester City vient en effet de recruter trois nouveaux attaquants: Benjani (Portsmouth), Caicedo (Bâle) et Castillo (S.Donetsk), sans compter sur le retour de blessure attendu de Bojinov.

Pourtant, City n’a jamais été aussi prolifique qu’avec Emile en pointe. Débarqué du Qatar par les rivaux de Manchester United en février 2007, Emile Mpenza évite à ses nouveaux coéquipiers quelques sueurs froides printanières en plantant 3 roses en 9 match de Premier League. Un ratio plus que correct dans une équipe fanée. Emile donne également des passes décisives et fait ainsi le bonheur de ses « teammates ». Manchester City termine au quatorzième rang, à seulement 4 pétales du premier relégable. Bref, les supporters voient en Emile le successeur tant recherché d’Anelka, Aux anges, l’attaquant belge revient d’ailleurs parmi les Diables Rouges…

Et le début de saison 2007-2008 est plus que prometteur pour l’ancien buteur de Schalke. Sous la houlette de son nouvel entraîneur, Sven-Goran Eriksson, Emile parvient à s’imposer en ligne d’attaque malgré la présence de grosses pointures comme Bianchi, Samaras ou encore, le dernier venu, Bojinov. Dès la troisième journée de championnat, City se retrouve aux commandes de la Premier League. Mpenza et Bianchi se partagent la tâche de pivot esseulé. Malheureusement, Eriksson, affolé par les dollars des nouveaux investisseurs asiatiques, va petit à petit réfléchir à un attaquant de renom, oubliant les bonnes prestations de ses deux flêches. Puis, arriva ce qui n’aurait pas dû, Emile se blesse (une ixième fois), ce qui confortera le Suédois dans sa quête irréfléchie.

En définitive, ce sont Benjani, Castillo et Caicedo qui viendront renforcer le secteur offensif des Citizens. Malgré tout le respect et les qualités indéniables de ces joueurs, on est bien loin des Adriano, Afonso Alves ou encore D. Milito qui trottaient dans la tête de l’ancien sélectionneur de l’Angleterre. Bianchi prêté à la Lazio, Samaras au Celtic et Emile transféré à Trabzonspor, pas sûr que City ait gagné au change. Seul l’avenir proche nous le dira.

Fort d’expérience et de maturité, Emile Lokonda Mpenza en est déjà à son sixième club en autant d’années (Schalke, Standard, Hambourg, Al Rayyan, Man City et Trabzonspor). Sa carrière ne devrait toutefois pas prendre fin en Turquie. Si le garçon est revenu de son périple arabe, pourquoi ne reviendrait-il pas du bout de l’Europe? En tout cas, si son nouvel employeur connaît l’Emile de City, on risque fort de le regretter du côté anglais.

B.G.

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