Gérard Witters: le flair sud-américain d’Anderlecht

Gérard Witters, c’est un peu le milieu défensif des hautes sphères du Sporting. Un homme de l’ombre mais qui abat un boulot colossal. Le bras droit d’Herman Van Holsbeeck est, en effet, en grande partie responsable des venues précieuses des Argentins qui composent actuellement le noyau anderlechtois. Frutos? C’est lui. Biglia? C’est encore lui. Pareja? C’est toujours lui. Cet homme connaît pratiquement tout du marché sud-américain. Il vient d’ailleurs de dénicher une « nouvelles perle »: Matias Suarez.

« Mais à qui doit-on tous ces Argentins chez nous? » s’est-on sûrement déjà demandé du côté des supporters Mauves. Tout simplement, à un ancien fidèle de la famille Vanden Stock, Gérard Witters. L’homme s’occupe de gérer les différentes cellules mises en place par le RSCA en Amérique du Sud. Et la filière que M. Witters apprécie le plus est sans nul doute l’Argentine. La cellule y est d’ailleurs permanente. Cette dernière est composée, sur place, de Jorge Cyterszpiler (agent de joueurs réputé et premier manager de Diego Maradona) et d’Eduardo Palomar (juriste spécialisé dans le sport). Le travail de fond réalisé par les deux hommes sur le continent du football paye donc aujourd’hui.

Vidal, Matias Fernandez, Zaraté. Denis etc. Gérard Witters les connaît tous. Il a également une excellente vision des prix demandés sur le marché d’Amérique du Sud. « Le Chili, par exemple, a une très bonne génération de nouveaux joueurs qui arrivent mais ils coûtent déjà trop cher pour Anderlecht. Ce sont des clubs comme Villarreal ou Leverkusen qui les achètent donc. », fait remarquer l’expert anderlechtois avec la bonne prononciation des noms en plus. On comprend très vite que l’homme maîtrise le sujet sud-américain.

Tout n’est pas bon à prendre

Néanmoins, tous les pays d’Amérique du Sud ne sont pas, pour lui, des viviers de talents: « L’Uruguay et le Paraguay sont des pays qui traversent une crise. » et ajoute que « le Pérou et l’Equateur connaissent de temps à autre l’éclosion d’un bon joueur. » Et quid de la filière brésilienne? « Elle ne s’adapte pas aussi bien à l’Europe que les Argentins qui ont une mentalité plus proche de la nôtre. » . On pense ainsi au transfert raté du Brésilien Triguinho au Parc Astrid, dont le club bruxellois retiendra certainement la leçon.« Les statistiques le prouvent. Plus de Brésiliens reviennent au pays après l’avoir quitté » , conclue Gérard Witters qui croit toutefois à la bonne marque des Colombiens. « On y regarde d’ailleurs de plus près », confie-t-il.

Pour l’heure, c’est un autre Argentin qui est attendu dans les prochaines semaines au Stade Constant Vanden Stock: Matias Suarez.

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