Presque Lille

Le LOSC est tout tout près de son 3ème titre de champion. Ca vous étonne, vous ? Moi pas, en tout cas! OK, ils ont un peu tremblé le mois dernier, nos amis lillois. Mais ils se sont repris. Juste à temps.

C’est assez rare pour le souligner en football : Lille est un club sain. Sain de par ses finances. Sain aussi de par son évolution. La structure nordiste ne s’en est jamais caché; elle a toujours voulu grandir mais à vitesse normale. Sans courir un quelconque risque d’excroissance. 10ème en 2006-2007, 7ème en 2007-2008, 5ème en 2008-2009 et 4ème la saison dernière, Lille a connu une ascension progressive après une campagne de Ligue des Champions anticipée en 2006. Les manquements ont été comblés saison après saison. Et  aujourd’hui – n’ayons pas peur de la formule consacrée – les Lillois sont taillés pour gagner des titres.  Bons premiers en championnat et finalistes de la Coupe de France, les Dogues sont devenus des bull-Dogues. Prêts à se tailler la part du Lyon et autre club phocéen.

La tête, Lille l’a donc. A l’image de son coach Rudi Garcia. Mais le LOSC, c’est aussi les jambes. Celles notamment de Moussa Sow, auteur de 21 buts, et d’Eden Hazard, plus d’une fois décisif côté lillois cette saison. Le Belge a des gambettes dignes de la Liga.

Autre remarque sous forme de moralité : le titre appartient à ceux qui se lèvent tôt, sans se recoucher. Big up à l’OM.

Ben Arfa « A la bien »

La route entre Lyon et Marseille n’est pas très longue. C’est d’ailleurs la voie que le petit milieu prodige de l’Olympique Lyonnais, Hatem Ben Arfa (21ans), a privilégiée. Un très beau coup que réalise ici l’OM avant le départ imminent de Samir Nasri pour Arsenal. Ce dernier a d’ailleurs rendu visite habillé en civil à ses futurs ex partenaires lors de la reprise des entraînements ce mercredi matin. L’entraîneur Eric Gerets a par ailleurs eu l’occasion de voir évoluer une autre recrue phocéenne, Hilton, solide défenseur central débarqué de Lens. Ben Arfa, écarté de la sélection tricolore avant l’Euro, héritera de la lourde de tâche de remplacer son pote Nasri, véritable idole à Marseille.

Le PSG sauve sa peau

Equipe de tous les paradoxes cette saison, le Paris Saint Germain a eu très chaud en échappant sur le fil à la relégation qui lui avait pourtant pendu aux crampons pendant une bonne partie de la saison. Le récent vainqueur de la Coupe de la Ligue voit ainsi son adversaire de la finale, le RC Lens, glisser tout droit en Ligue 2. Acteurs parmi l’élite depuis 1991, les Sang et Or seront accompagnés de Strasbourg et Metz pour ce qui ne sera, on l’espère pour eux, qu’une saison de transition.

Deux victoires et deux nuls arrachés lors des quatre dernières journées de championnat auront évité le pire aux Parisiens. Souvent en position de relégable cette saison, le PSG a su trouver les ressources nécessaires dont on ne soupçonnait même plus l’existence. Un jeu sans consistance, des joueurs blessés et une direction sans réponse, tous les ingrédients de la descente étaient pourtant réunis. C’était sans compter sur l’orgueil légendaire des Parisiens qui s’est fait toutefois longtemps attendre du côté des supporters qui peuvent aujourd’hui crier un grand « ouf » de soulagement.

Lens en pleurs

Quoiqu’on en dise et en pense, une Ligue 1 sans Paris St Germain, ce ne serait plus la Ligue 1. Certes, le Parc des Princes n’était plus que l’ombre de son palmarès royal ces dernières saisons. Tout de même, une grande compétition européenne orpheline d’un club de la capitale n’aurait pas fait bon genre. Et malgré un championnat totalement raté, Paris sera en Coupe Uefa la saison prochaine. Surprenant. Vainqueurs de la Coupe de la Ligue – dont ils sont exclus la saison à la suite de l’affaire de la banderole – les Parisiens pourraient même s’adjuger la Coupe de France. Un doublé surréaliste auquel Magriet aurait répondu: Paris n’est pas champion.

En contrepartie, c’est le Racing Club de Lens qui fait les frais du réveil tardif des Parisiens. Les sympathiques supporters du club nordiste , rendus plus sympathiques encore par les supporters du Paris SG, entonneront désomrais leurs chants des stades de Ligue 2. A l’inverse du PSG, Lens était devenu une valeur sûre du top en Ligue 1 ces dernières années. Une saison sans qui aura couté de l’or aux Sang et Or.