Pieroni: restera ou restera pas?

L’attaquant belge Luigi Pieroni aimerait bien prolonger son séjour de quelques saisons encore au Stade Constant Vanden Stock. La balle est donc dans le camp des dirigeants Mauves. Prête par le FC Nantes - qui retrouvera la Ligue 1 la saison prochaine - Anderlecht hésite toutefois à lever l’option d’achat d’un million d’euros demandé pour l’international.

Après une expérience française peu concluante, Pieroni envisage son avenir professionnel en Belgique. Le garçon reste toutefois calme malgré les incertitudes concernant son futur employeur. Nantes ne veut en tout cas plus de lui à La Beaujoire. Et si le Liégeois ne peut pas être satisfait de ses dernières prestations sous la vareuse du Sporting, le prix peu élevé d’un million d’euros fait hésiter la direction bruxelloise. Effectivement, de nos jours, un attaquant international ne se trouve plus à pareille enchère.

Le Diable Rouge est un joueur complet et expérimenté dont Anderlecht pourrait faire bon usage la saison prochaine. Mais Pieroni n’a pas eu que des périodes creuses au Parc Astrid. On se rappelle alors le match face à Roulers facilement remporté par les Bruxellois avec une prestation de l’ancien Mouscronnois saluée par tous, auteur d’un doublé et d’une passe décisive.

Souvent placé sur le banc par Ariel Jacobs à l’entame d’une rencontre, Pieroni fait néanmoins preuve d’un comportement très professionnel en privilégiant l’esprit de groupe même s’il est bien sûr déçu de ne pas bénéficier de plus de temps de jeu.

Je dis: restera.

Guardiola entraîneur du Barça: un choix à la mode

Placer d’anciennes figures de la maison au poste d’entraîneur est devenu monnaie courante chez les clubs espagnols. Barcelone a lui aussi décidé de surfer sur cette nouvelle vague en annonçant que Josep Guardiola, joueur mythique des Blaugrana dans les années 90′, reprendra le flambeau de Frank Rijkaard à la fin de la saison. L’ancien milieu défensif de 37 ans n’a pourtant pas énormément d’expérience à cette fonction et ne dirigeait jusqu’ici que le noyau B du club catalan.

Mais les clubs ibériques sont visiblement très friands de cette nouvelle formule. Ainsi, Valence a décidé de faire appel à l’une de ses anciennes gloires, Voro, pour remplacer temporairement le Néerlandais Ronald Koeman le mois dernier. L’entraîneur actuel du FC Séville, Manuel Jimenez, est lui aussi un ancien pensionnaire du dernier vainqueur de la Coupe Uefa. Marcelino, à la tête du Racing Santander, fut également joueur dans ce même club. Le Barça a donc suivi l’exemple de ses concurrents en Liga en désignant Pep Guardiola nouvel entraîneur.

Bien que généralement dénués de quelconque expérience au poste de T1, ces hommes confirment tous les espoirs placés en eux par leur club respectif. Santander, par exemple, occupe la 6e place de la Primera Division tandis que Séville est aux portes du top 4 qui donnent sur la Ligue des Champions. Un argument qui aura très certainement conforté les dirigeants catalans dans leur décision, est que Bernd Schuster, qui a mené le Real Madrid à son 31e titre national cette saison, a lui aussi joué pour les Galacticos avant de raccrocher les crampons. Un gage de réussite auquel Barcelone s’essaye à son tour.

De plus, ces entraîneurs sont, en général, relativement jeunes, entre 36 et 45 ans. Seul Schuster (48 ans) dépasse de quelques années cette tranche d’âge Les clubs peuvent donc espérer travailler à long terme avec des gars qui connaissent bien le fonctionnement et les arcanes de la maison. Cela peut effectivement éviter des primes de licenciement parfois exorbitantes.

Les Espagnols ne sont toutefois pas les seuls à user du filon. En Allemagne, le Werder de Brême avait déjà désigné Thomas Schaaf entraîneur du club en 1999 après que ce dernier a évolué une quinzaine d’années sous le maillot du Werder. Le club allemand a depuis connu pas mal de grands moments de football sous la houlette de son ancien joueur (1 championnat et 3 coupes). Même constat pour Mark Hughes à Blackburn. Le Gallois avait terminé sa carrière chez les Rovers avant de remettre un wagon en perte de vitesse sur les rails du subtop ces deux dernières saisons. Il en va de même pour Paulo Bento au Sporting du Portugal.

La tendance se dessine aussi en Belgique. Après Preud’homme à la tête du Standard (récent Champion de Belgique) et Thierry Siquet à Charleroi (excellente fin de saison), Ronny Ven Geneudgen entrainera dorénavant Genk. Un club pour lequel le moustachu a longtemps joué.

Le football belge en deuil: Sterchele s’est tué en voiture

Un geste de la main après avoir marqué et un sourire que l’on ne reverra jamais plus sur un terrain de football. Ce sont ceux de François Sterchele. A 26 ans, l’attaquant du Club de Bruges a été victime d’un accident de voiture, cette nuit, près de Beveren. Alors qu’il roulait beaucoup trop vite - on parle de plus de 200 km/h - sa Porsche - dont il ne reste plus rien (photo à droite) - aurait percuté un arbre suite à une sortie de route avant de finir dans un champ de maïs. Le joueur est mort sur le coup. Une belle ascension particulière au goût amer.

Une carrière pas comme les autres

Meilleur buteur de la compétition avec le GBA la saison dernière, Sterchele avait rejoint le club brugeois durant l’été dernier après une saga qui n’a désormais plus d’importance. Découvert sur le tard dans les stades de Division 1, Sterchele se fait un nom au Sporting de Charleroi en inscrivant 9 buts lors de la saison 2005-2006. François, un brin provocateur, est alors âgé de 23 ans.

Très vite, le Liégeois séduit les dirigeants anversois du GBA qu’il rejoint après seulement une saison passée sous le maillot zébré. Un transfert judicieux qui conduit François au titre de meilleur buteur du championnat belge 2006-2007 avec 21 réalisations. S’en suit alors une première sélection logique chez nos Diables pour affronter le Portugal en mars 2007 et pour lesquels le buteur né aura joué quatre fois. En tout, René Vandereycken l’aura appelé à six reprises en sélection nationale.

L’ascension fulgurante de ce supporter du FC Légeois ne s’arrête toutefois pas là. Alors qu’il est pressenti pour rejoindre Heerenveen d’abord, Anderlecht ensuite, Sterchele opte finalement pour le Club de Bruges, retrouvant ainsi Jacky Mathijsen qui l’avait lancé à Charleroi. Malgré des Blauw en Zwart à la peine cette saison, Sterchele avait trouvé à 11 reprises le chemin des filets adverses. En 93 matches au plus haut niveau belge, Sterchele aura inscrit au total 41 buts.

Mais celui qui préférait que l’on prononce son nom “Sterkélé” plutôt que “Sterchelle ” a également fait le bonheur des petits clubs. Barré au FC Légeois, qui évoluait à l’époque en D2 - et qui y revient cette saison - Sterchele décide alors de descendre en promotion pour évoluer à La Calamine. L’avant-centre prend ainsi le risque de tomber aux oubliettes mais relève le challenge avec brio. En deux saisons au club de la P1 légeoise, le jeune François inscrit 37 buts. L’OH Leuven vient alors le chercher pour viser la montée en D2. Contrat rempli par les Brabançons bien aidés par Sterchele qui plante 21 roses au terme de la saison régulière et 8 au tour final. Détecté par Mogi Bayat, le protégé de Yuri Selak réalise son rêve de gosse en rejoignant un club de D1. Le golden boy profitera de la blessure d’Izzet Akgül pour s’installer en pointe carolo.

Francçois Sterchele aurait pu inscrire le 100e but de sa carrière s’il avait foulé la pelouse du Jan Bredeyl Stadion, ce week-end, face à Westerlo.

A l’annonce de la nouvelle tragique, le Club de Bruges ne connaîtra pas d’entraînement aujourd’hui. Le site officiel du club rend d’ailleurs un hommage sobre à son joueur.

Plus de Premier League pour les non anglophones

Vous êtes non européen et vous ne parlez pas bien l’anglais? Eh bien l’Angleterre vous fermera dorénavant ses portes. Et la Premier League aussi. C’est en tout cas ce qu’a déclaré le ministre anglais de l’Immigration, Liam Byrne. Le lion de la Premier League ressemble tout à coup étrangement à celui des Flandres, non?

Voilà les joueurs sud-américains, asiatiques et africains avertis. Ces derniers devront donc réussir un test évaluant leur connaissance de la langue anglaise s’ils veulent intégrer l’un des meilleurs championnat d’Europe. Pure discrimination; Ça pue le Wooncode même.

Mais la nouvelle législation anglaise ne fait, bien sûr, pas les affaires des clubs anglais. Elle intervient, par contre, au moment où le nombre grandissant d’étrangers parmi l’élite britannique alimente les critiques. Cause pour certains de l’incapacité de l’Angleterre à se qualifier pour l’Euro 2008. Les clubs italiens accueillent , eux aussi, de plus en plus d’étrangers qui arrivent dans la grande botte sans parler un mot d’italien. Cela n’a pourtant pas empêché la squadra azzura d’être championne d’Europe.

Kobe Bryant MVP pour la première fois !

A 29 ans et après presque 12 saisons passées au plus haut niveau, Kobe Bryant a été élu MVP de la saison régulière. Une récompense qui, jusqu’ici, ne lui avait jamais souri. Mais les journalistes ont estimé que, cette saison, Kobe était “untouchable” (intouchable). Le joueur des Lakers devance ainsi Chris Paul (New Orleans), Kevin Garnett (Boston) et LeBron James (Cleveland). Mais pourquoi seulement maintenant?

Bryant n’avait jamais goûté aux joies de la plus importante des récompenses individuelles, le Trophée Maurice Podoloff distinguant le Most Valuable Player (MVP) de la saison NBA , Ce ne sont pourtant pas les occasions qui lui ont manqué dans le passé. Le “guard” avait, en effet, littéralement offert trois titres consécutifs aux Anges en 2000, 2001 et 2002, formant un duo de choc avec Shaquille O’Neal. Les deux hommes ne s’appréciaient toutefois que très peu. Le Shaq avait d’ailleurs critiqué Bryant dans la presse en le targuant de joueur trop personnel. Un égoïsme qui l’empêche alors de figurer au palmarès des meilleurs sacrés.

En 2003, coup de tonnerre, Kobe est accusé de viol par une employée d’hôtel. Une affaire qui fit les choux-gras de la presse américaine et dont KB24 mettra du temps à se remettre. Amputés d’un Bryant absent, les Lakers laissent alors leur couronne de champion au profit des Spurs. Mais alors que 2004 semble balayer l’affront de la saison précédente, Los Angeles, avec Bryant, Payton, Malone et O’Neal se fait ridiculiser en finale par Detroit et son collectif auquel aucune franchise n’avait trouvé de réponse. Kobe Bryant en prend une fois de plus pour son grade, accusé d’avoir joué la carte personnelle au détriment de ses coéquipiers.

Kobe va ensuite entamer une période de reconstruction suite au départ du Shaq pour Miami. Et plus tard, en 2006, il signe 81 points lors du match de ses couleurs face aux Raptors de Toronto. Un record personnel. Clou de sa “rééducation”, cette saison voit le retour des Lakers parmi l’élite, avec un Bryant plus collectif que jamais. Seul aspect de son jeu qui faisait encore barrage à son premier titre de MVP. Le kid de Philadephie a inscrit en moyenne, cette saison, 28,3 points, donné 5,4 passes décisives et pris 6,3 rebonds.

Seule équipe à avoir franchi le premier tour par 4-0 face aux Houston Rockets, L.A. mène pour l’instant 1-0 contre Utah en demi-finale de la Conférence Ouest. Avec Pau Gasol, recruté plus tard dans la saison, l’équipe californienne espère bien aller jusqu’au bout de ses rêves autrefois réalité.

Steve durcit le ton face à Ljubicic

Alors qu’il ne faisait plus trop parler de lui sur les courts après sa belle victoire à Memphis en mars dernier, Steve Darcis a repointé le bout de sa raquette sur la terre de Rome. Sur une surface qu’il ne lui convient, à priori, pas très bien, le numéro un belge est tout de même venu à bout de son grand adversaire du jour, Ivan Ljubicic, ancienne forte tête du top 10 et 29e actuellement.

Le Liégeois devra maintenant se mesurer au meilleur joueur de la saison en cours, Novak Djokovic. Après s’être payé le scalpe d’un Croate, Darcis, 49e au classement ATP, tentera donc de passer l’obstacle serbe. Mission impossible pour les non Belges. Vamos Steve.

C’est officiel, les Diables ont touché le fond

En faisant signer Frank Vercauteren - qui regarde déjà vers le bas (photo) - au poste d’entraîneur adjoint de René Vandereycken, l’Union belge se transforme petit à petit en centre d’accueil pour autistes. Je sais qu’il ne faut pas négliger le rôle social du football mais quand même. Déjà que René n’avait pas la langue bien pendue, mais avec Vercauteren à ses côtés, ça ne risque pas de s’améliorer.

On se souvient, bien sûr, des nombreuses déclarations du volubile Franky à sa bonne époque anderlechtoise;. D’ailleurs, l’ancien coach des Mauves était tellement bavard et agréable à interviewer qu’on s’est retrouvé en plein silenzio stampa (boycott temporaire de la presse). Une situation qui ne différait, de toute façon, pas trop de la précédente. Le technicien n’aimait, en effet, pas trop les critiques. Mais en acceptant ce poste de T2 chez les Diables, le bougre va littéralement nous péter un câble.

Ah, j’imagine déjà les interviews d’après matches ou les conférences de presse des deux hommes. On va bien rigoler en tout cas. Et puis, surtout, n’oublions le très charismatique président De Keersmaecker qui a toujours les maux qu’il faut en situation de crise. Allez, je vois tout de même un point positif dans l’arrivée de Vercauteren chez les Diables, la sélection possible d’Olviier Deschacht au sein du groupe. Peut-être que Franky aura les mots (oui oui il sait parler) pour convaincre Vandereycken (pas sûr que lui sache écouter par contre) de reprendre le capitaine anderlechtois.

Puis une chose est sûre, si le spectacle ne sera toujours pas au rendez-vous sur le terrain, en coulisses par contre, ça risque de s’animer. En attendant, la Belgique se déplacera en Italie pour y défier les champions d’Europe le 30 mai. Une comédie dramatique (interdite aux jeunes footballeurs) à ne surtout pas regarder!

Zénith - Rangers: je zappe ou je matte?

Je n’ai absolument rien contre ces deux équipes, au contraire, je ne peux qu’admirer leurs parcours Uefa, mais franchement, comme affiche, avouez qu’on avait rêvé mieux, beaucoup mieux même.

D’un côté un club russe, le Zénith St.Petersbourg, issu d’un championnat dont on ne sait quasiment rien chez nous. Malgré qu’Euronews, la chaîne d’informations européenne, nous distille chaque semaine les résultats de la Première Ligue Russe. Entraîné ma foi par le Néerlandais Dick Advocaat, le club de cette ville culturelle ne dispose pour autant pas de joueurs très réputés. Nicolas Lombaerts (international belge, ex Gantoise) , Andrei Arshavin (meilleur joueur russe très convoité), Anatoly Tymoschuk (international ukrainien) et Fernando Ricksen (ex Rangers) sont les seuls noms vraiment connus au bataillon. Et encore. De plus, les derniers champions de Russie sont déjà largués à l’entame de la nouvelle saison en championnat avec seulement 7 points engrangés en six rencontres. Pourtant, qualifié de justesse dans sa poule, le Zénith s’est successivement payé le scalpe de Villarreal (2ème de la Liga), de Marseille (3ème de la Ligue 1), de Leverkusen (5ème de la Bundesliga) et dernièrement du Bayern, solide leader et futur champion incontesté en Allemagne. Que des belles cylindrées. Mais le club russe ne s’est pas contenté de simplement éliminer ses opposants, il a leur a également infligé de véritables corrections sur ses terres gelées. Sa place en finale n’est donc pas volée.

Face au Zénith, les Rangers. Des vieux de la vieille qui font leur come back sur la scène européenne. Longtemps dans l’ombre de ses rivaux de Glasgow, le Celtic, l’Ibrox Stadium s’est à nouveau révélé être un petit enfer pour ses hôtes. La reprise des joueurs entre les mains du très talentueux coach Walter Smith - qui a redonné des couleurs à l’équipe nationale d’Écosse - n’a d’ailleurs pas tardé à se faire ressentir. Les Gers sont ainsi en mesure de décrocher un 52e titre en championnat cette saison. Le club protestant est également en finale de la coupe; Les Rangers sont donc encore en lice pour un triplé historique pour le club. Mais jamais les Ecossais n’auraient dû franchir l’obstacle Fiorentina en demi-finale au vu du pauvre spectacle qu’ils nous ont offert à Artemio Franchi. Trois ridicules tirs au but de Sébastien Frey en l’espace de 90 minutes. Les Viola ont, eux, de quoi se mordre les doigts avec leurs 25 tentatives stériles. Le ticket des Ecossais pour la finale à Manchester est donc assez contestable. Bien que leur qualification pour les 1/16e de finale ne fut qu’une simple formalité, à l’inverse des Russes, la suite s’est quelque peu compliquée pour le Glasgow. Les hommes de Smith ont ainsi sorti le Panathinaikos (1/16e) et la Fiorentina (1/2) dans la douleur, sans décrocher la moindre victoire en quatre affrontements.

A l’instar de la finale Sporting - CSKA Moscou de 2005, qui mettait également aux prises un club russe, la rencontre ne risque donc pas de déchaîner les passions. Au mieux, les nombreux supporters neutres regarderont un bon petit match de football en se rappelant toutefois qu’ils auraient pu voir un certain Bayern - Fiorentina.

CL: première finale 100% anglaise !

Jamais deux clubs anglais ne s’étaient rencontrés en finale de la Ligue des Champions. Ce sera désormais chose faite le 21 mai à Moscou. Avec en prime, un duel qui opposera les deux premiers du championnat anglais. La compétition anglaise qui se révèle donc comme la plus relevée en Europe ces dernières années, avec au moins un club britannique présent en finale depuis le sacre de Liverpool face à Milan en 2005.

Manchester - Chelsea. Les Red Devils contre les Blues. Les deux premiers de la Premier League à égalité de points. Les deux meilleures équipes d’Europe tout simplement qui s’affronteront donc dans une finale tant attendue par les deux formations, surtout du côté du club londonien. A un tel point que Chelsea serait prêt à sacrifier le championnat au nom d’un trophée qu’il n’a jamais remporté. En effet, après des années de persistance et d’investissements colossaux, le club du richissime Russe Roman Abramovich parvient finalement à se hisser au stade final d’une coupe qui lui tournait jusqu’alors les oreilles. Chelsea qui avait d’ailleurs recruté José Mourinho en 2004 pour arriver à ses fins. Mais c’est finalement avec Avraham Grant aux commandes que les Blues accèderont peut-être au bonheur suprême au Stade Luzhniki.

Il faudra pour cela d’abord passer l’obstacle mancunien. Un défi de taille que Cristiano Ronaldo et les siens tenteront de relever avec une victoire à la clé. Car Manchester n’a plus embrassé la Coupe aux grandes oreilles depuis son titre en 1999. On s’en souvient. Une finale folle que les hommes de Sir Alex Ferguson avaient remportée dans les derniers instants de la rencontre, laissant le Bayern de Munich dans sa plus grande détresse. Ce sont donc des Red Devils nostalgiques auxquels les Blues auront certainement fort affaire.

Même si l’issue de ce choc à l’horizon est difficilement prévisible, à noter tout de même que Chelsea a remporté la dernière confrontation directe. Et c’était récemment, le 26 avril, à Stamford Bridge. Une victoire convaincante 2-1 qui avait complètement relancé l’intérêt du championnat.

Inconsolables Mavericks

Battu cette nuit à New Orleans 99-94, Dallas quitte les playoffs 2008 par la toute petite porte. Les Texans n’ont jamais donné l’impression de pouvoir dominer leur sujet lors de ce premier tour. Emmenés par un Chris Paul qui respire la réussite, les Hornets n’auront en tout cas pas failli à leur réputation d’équipe redoutable cette saison.

Le second triple-double de la saison réalisé par Chris Paul (24 pts, 15 assists et 11 rebonds) aura été fatal aux Mavs de Dirk Nowitzki. La bonne prestation de l’Allemand n’étant toutefois pas suffisante. Trop esseulé tout au long des cinq duels face aux Hornets, l’ailier texan n’a rien pu faire face à l’une des meilleures équipes de la saison régulière.

La venue de Jason Kidd à Dallas n’aura donc pas suffi aux Texans pour pallier les lacunes du système de jeu d’Avery Johnson. Le départ du coach dans les prochains jours semble donc inéluctable. Mais si l’entraîneur de Dallas faisait grise mine au buzz final, celui de New Orleans avait de quoi doublement sourire. En plus de la qualification de ses hommes, Byron Scott a été élu coach de l’année. Une récompense qu’il a reçue devant les 18.260 spectateurs de la New Orleans Arena.

A noter les autres qualifications sans surprise d’Orlando, de San Antonio et des Lakers. Le Cleveland de LeBron James pourrait lui aussi se hisser en demi-finale en cas de succès contre Washington la nuit prochaine.